Catherine Trautmann

Publié le par Typhanie B

Interview parue le 07.11.08 sur le site de l'AFGES


 

 

Catherine Trautmann est vice-présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg déléguée à l'enseignement supérieur, à la recherche, au développement économique et au parc des expositions.

 

Vous êtes en charge de la délégation Economie et Enseignement supérieur. Quels liens souhaitez-vous voir instaurer entre les universités et les entreprises ?

 

(…)

 

Aujourd’hui, il faut penser le sort de l’université, de la recherche en intégrant les aspirations, les propositions, les intentions sur l’attractivité territoriale : comment est-ce que l’université joue son rôle et contribue au développement de l’agglomération strasbourgeoise, mais aussi comment ces coopérations avec des universités japonaises, européennes, américaines, comment l’université contribue au rayonnement et au développement des relations internationales, à l’image, à la notoriété de Strasbourg ?

 

On a la chance aujourd’hui de pouvoir associer l’université et la recherche sous ces deux angles : la réflexion stratégique et à la définition de la promotion économique de notre agglomération. Le Plan Campus est un élément d’attractivité territoriale et de contribution nette à la dynamique, par les travaux qui seront engagés, par la transformation urbaine, le développement des activités sur le campus.

 

J’ai toujours personnellement, par mes responsabilités, considéré que l’université était un levier très important, non seulement de notoriété, mais aussi, de développement de la Cité. Les villes qui, à dimension égale, n’ont pas d’université, n’ont pas la même vie, pas autant de bistrots, pas les mêmes commerces, pas la même ambiance, pas le même intérêt culturel.

 

On ne vit pas de la même façon. Là où il y a de la jeunesse qui vient du monde entier, on a tendance aussi à s’ouvrir plus au monde et à vivre plus fortement dans le temps contemporain, et je crois que Strasbourg bénéficie de cela. Et doit pouvoir le discuter avec les responsables universitaires, les labos, mais avec les étudiants aussi.

 

(…)

 

Quelle étudiante étiez-vous ?

 

J’étais une étudiante un peu touche-à-tout au début. Comme on pouvait l’être à une certaine époque. Je faisais des études pour moi, et une autre partie de mon cursus était plus professionnelle. La partie pour moi, c’était la théologie et la recherche personnelle sur les religions, leur place dans la société, la comparaison des religions. Finalement, je me suis plutôt orienté vers ça… quoi que ce ne puisse pas être un métier ! Parce que j’avais choisi le russe et les langues slaves, mais c’était bouché. On était trop nombreux à l’époque. Il n’y avait pas de poste universitaire, pas de poste de traduction.

Je me suis fixée dans l’Histoire des religions et la recherche sur les origines du christianisme et j’espérais entrer au CNRS après une thèse… que j’ai en fait interrompue au moment ou j’ai été élue député.

 

Etiez-vous engagée dans une association ?

 

C’était un moment un peu compliqué, puisque je suis entrée en fac en 69 et cela ne me tentait pas trop d’entrer dans la bataille entre les différents syndicats étudiants ou associations. C’était encore un peu tendu à cette période, après mai 68.

Par contre, je participais à des groupes, j’avais des copains dans différentes organisations, j’avais ma proximité, j’étais mêlée à des groupes politiques sans être adhérente. On avait des sortes de groupes qui se réunissaient, qui discutaient, qui débattaient.

 

Comment en êtes-vous venue à la politique ? A travers ces groupes ?

 

Je dois dire que ma connaissance des groupes d’extrême-gauche m’a convaincue que c’était un peu comme des chapelles et que ce n’était pas exactement là que j’avais envie de me trouver. Entre le moment où j’étais étudiante et le moment ou j’ai adhéré au Parti socialiste, il s’est passé du temps. J’ai d’abord pensé m’engager dans le féminisme militant, et puis je me suis dit qu’il valait mieux carrément faire le pas du militantisme politique où je pouvais compter sur des décisions qui pouvaient peser sur le sort des jeunes, des femmes, des étrangers… Une réflexion, des débats, mais qui débouchent sur une action politique.

 

Lire l'interview dans son intégralité sur le site source

 

Retour à la liste des interviews

Publié dans Interviews politiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article